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Conjoncture économique et financière du 4e trimestre 2016

Le contexte international reste marqué par des préoccupations d’ordre politique, alors que la conjoncture continue d’être globalement satisfaisante. Au Royaume-Uni, les Conservateurs ont perdu leur majorité absolue à l’issue des élections législatives anticipées du 8 juin, juste avant que ne débutent les négociations de séparation avec l’Union européenne (UE).

Comme attendu, les effets du référendum sur le Brexit commencent à se concrétiser, via une hausse sensible de l’inflation qui pèse sur la consommation des ménages, principale composante du PIB, conduisant à un ralentissement de la croissance.

Aux Etats-Unis, sans surprise, la Fed a opéré en juin sa 3e hausse de 25 pb des taux directeurs depuis décembre dernier et ce en dépit du ralentissement à la fois de l’inflation au cours des derniers mois et de l’activité au 1er trimestre. En effet, les banquiers centraux américains considèrent que la croissance va rebondir à court terme et que l’inflation va se redresser à moyen terme, en ligne avec l’objectif de 2 %, parallèlement à l’amélioration continue du marché du travail.

De plus, J. Yellen prépare les marchés à la mise en oeuvre d’une nouvelle phase de normalisation de la politique monétaire, à savoir la réduction du bilan de la Fed : celle-ci sera progressive et pourrait débuter à la fin de l’été. A noter également que le choc de confiance positif enregistré à la suite de l’élection de D. Trump s’érode, faute d’éléments tangibles ou même de calendrier précis sur d’éventuelles mesures de relance.

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